« L’Assemblée Générale, ce n’est pas juste une réunion de plus. C’est le cœur battant de la copropriété. » Sur le plateau d’Info83, Pierre Grech, expert en immobilier, nous donne son point de vue. Il connaît bien ces rendez-vous parfois redoutés, souvent négligés. Et il tient à rappeler une chose : ce moment, aussi formel qu’il puisse paraître, est essentiel.
Ce que Pierre Grech cherche à transmettre, c’est une vision humaine de la copropriété. Pour lui, l’Assemblée Générale est avant tout un acte collectif. Un espace de dialogue, d’écoute, de décision.
« Quand on participe, on prend soin de son immeuble… mais aussi de ses voisins », insiste-t-il.

« Ce rendez-vous, c’est l’affaire de tous »
Une fois par an, les copropriétaires se retrouvent autour de la table.
« C’est là que tout se décide. Les travaux, le budget, le syndic, les règles de vie. »
Pierre Grech insiste : rien ne se fait sans ce moment collectif.
« Ce n’est pas le syndic qui décide. Ce sont les copropriétaires. Le pouvoir, il est entre leurs mains. »
« On vit mieux quand on agit ensemble »
Trop souvent, l’Assemblée devient un lieu de tension.
« C’est dommage. On peut en faire un vrai moment de construction », déplore Pierre Grech.
Il y voit un outil pour renforcer le bien-vivre, pour prévenir les conflits, pour entretenir l’immeuble avec bon sens.
« On oublie parfois que derrière chaque vote, il y a un impact très concret sur la vie de tous les jours. »
« C’est une démocratie locale »
Pierre Grech parle de la copropriété comme d’une petite république.
« Le conseil syndical, ce sont des voisins qui s’engagent. Le syndic, lui, exécute les décisions. Et l’Assemblée, c’est le parlement. »
Un équilibre simple, mais qui demande de la participation.
« Quand les copropriétaires désertent, tout se grippe. »
« Une Assemblée réussie, ça se prépare »
Pour Pierre Grech, le secret d’une réunion apaisée, c’est l’anticipation.
« Il faut lire la convocation. Comprendre les comptes, les devis. Venir avec ses questions. »
Dans certaines copropriétés, il organise des réunions en amont.
« On pose tout à plat, on explique, on débat. Et le jour de l’Assemblée, on peut voter sereinement. »
« Se voir, se parler, c’est essentiel »
Même si la loi permet de voter à distance, Pierre Grech en est convaincu : rien ne remplace la présence.
« Après le confinement, les gens voulaient se revoir. C’est un besoin humain. L’Assemblée peut aussi être ce moment-là. »
Il parle de vivre-ensemble, de lien social, de communauté.
« La copropriété, c’est la plus petite cellule urbaine. Si elle fonctionne, c’est tout le quartier qui respire mieux. »
À travers son témoignage, Pierre Grech rappelle une chose simple mais oubliée : participer à l’Assemblée Générale, c’est prendre soin de son lieu de vie, mais aussi des autres.
« Ce n’est pas juste cocher une case. C’est construire ensemble un espace à vivre. Et ça, ça vaut bien une soirée par an. »
A lire aussi :
Diagnostics immobiliers : un enjeu clé pour la rénovation des copropriétés en 2024
Info83, le Var proche de vous.







