À Six-Fours-les-Plages, un particulier a considérablement réduit ses dépenses énergétiques grâce à une rénovation accompagnée par la SCIC C.R.E.E.R. Et si demain, cette même installation permettait de recharger sa voiture électrique ? Une question qui trouvera tout son sens lors des Électrique Days, les 23 et 24 octobre à La Crau.
En résumé…
À Six-Fours-les-Plages, Monsieur Cano raconte comment une rénovation énergétique réalisée avec la SCIC C.R.E.E.R. a transformé sa consommation. De l’isolation aux panneaux solaires, son expérience ouvre désormais une réflexion sur la recharge des voitures électriques.

Une maison qui produit son électricité… et demain celle de sa voiture ?
Passer de 225 € à environ 60 € de dépenses énergétiques mensuelles : c’est le bilan présenté par Monsieur Cano, habitant de Six-Fours-les-Plages, après une rénovation énergétique réalisée en 2021.
Avec l’accompagnement de la SCIC C.R.E.E.R., il a remplacé son ancienne chaudière au fioul, amélioré l’isolation de sa maison et installé plusieurs équipements solaires.
Aujourd’hui, il produit une partie de son électricité. Mais une nouvelle question se pose : comment utiliser davantage cette énergie plutôt que de la revendre au réseau ?
Parmi les possibilités qu’il étudie figure la recharge d’une future voiture électrique.
De la maison à l’automobile, cette complémentarité entre production solaire et mobilité électrique sera justement l’un des sujets à découvrir lors des Électrique Days, les vendredi 23 et samedi 24 octobre au Domaine de la Castille, à La Crau.
Avant les panneaux solaires, il fallait d’abord isoler la maison
L’histoire commence avec une chaudière au fioul âgée de 25 ans. Plutôt que d’attendre une panne, Monsieur Cano décide d’anticiper son remplacement.
Mais avant d’investir, il veut comprendre.
Il contacte des organismes de conseil, compare plusieurs entreprises et examine leurs références. Son choix se porte finalement sur la SCIC C.R.E.E.R., une structure coopérative dont il apprécie l’approche globale.
Car installer des panneaux solaires sur une maison mal isolée n’aurait pas forcément constitué la meilleure première étape.
Les travaux commencent donc par l’amélioration de l’isolation, notamment dans les combles. Le projet intègre également les caractéristiques du logement et ses besoins en chauffage et en eau chaude.
« Je ne vais pas mettre des panneaux si la première des choses à faire, c’est d’isoler la maison », explique Monsieur Cano.
Une démarche qui rappelle qu’une rénovation énergétique efficace commence par l’étude du bâtiment, et pas uniquement par le choix des équipements.
Photovoltaïque, solaire thermique et pompe à chaleur : une installation complète
En octobre 2021, la nouvelle installation est mise en service.
Elle associe trois technologies complémentaires.
Les panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité. Les capteurs solaires thermiques participent à la production d’eau chaude sanitaire. Une pompe à chaleur assure désormais le chauffage à la place de l’ancienne chaudière au fioul.
Cette dernière évolution permet de conserver le système de chauffage central existant, sans remplacer l’ensemble des radiateurs.
La SCIC C.R.E.E.R. a également accompagné Monsieur Cano dans les démarches administratives et la constitution des dossiers d’aides.
Selon son témoignage, l’investissement global représente environ 35 000 €, ramenés à près de 30 000 € après les aides obtenues à l’époque.
Un investissement important, qui l’a conduit à suivre attentivement les performances de son installation.
De 225 à 60 € par mois : comment expliquer cette différence ?
C’est le chiffre le plus spectaculaire de son témoignage.
Avant les travaux, les dépenses énergétiques du foyer représentaient environ 225 € par mois, en additionnant le fioul, l’eau chaude et l’électricité domestique.
Pour l’année 2024, Monsieur Cano présente un bilan net d’environ 60 € mensuels.
Ce montant mérite toutefois une précision : il est calculé après déduction des recettes de revente de l’électricité produite et d’une aide annuelle dont il bénéficiait encore.
Il ne correspond donc pas uniquement au montant des factures d’électricité payées.
La différence reste néanmoins significative : environ 165 € par mois, selon ses calculs.
Et Monsieur Cano insiste sur un point : il n’a pas sacrifié son confort pour obtenir ce résultat.
La maison continue d’être chauffée normalement. Les équipements du quotidien fonctionnent toujours. C’est surtout la manière de produire et d’utiliser l’énergie qui a changé.
Des résultats encourageants, qui dépendent toutefois des caractéristiques de chaque habitation, des équipements installés et des aides obtenues.
Produire de l’électricité, c’est bien. La consommer au bon moment, c’est mieux
Monsieur Cano a une particularité : il aime les chiffres.
Pendant deux ans, il a suivi presque quotidiennement les consommations de sa maison.
Des compteurs spécifiques lui permettent de distinguer l’énergie utilisée pour le chauffage, l’eau chaude et les autres équipements.
Grâce à une application et à ses propres tableaux, il compare les résultats d’un mois à l’autre et surveille les éventuelles anomalies.
Cette méthode lui a notamment permis de détecter un problème technique sur son installation.
Mais elle lui a surtout fait comprendre l’importance de l’autoconsommation.
Son taux d’autoconsommation atteint environ 43 % sur l’année étudiée.
Autrement dit, une partie de l’électricité produite par ses panneaux est utilisée directement dans la maison, tandis que le surplus est injecté sur le réseau.
Pour améliorer ce résultat, Monsieur Cano a adapté certaines habitudes. Il privilégie par exemple le fonctionnement de son lave-vaisselle en journée, lorsque les panneaux produisent de l’électricité.
Une modification simple, mais révélatrice d’une nouvelle façon de consommer l’énergie.
Et si le surplus solaire servait à recharger une voiture électrique ?
C’est aujourd’hui l’une des réflexions de Monsieur Cano.
Son installation produit de l’électricité qu’il ne consomme pas toujours immédiatement. Une partie est donc revendue au réseau, à un tarif inférieur au prix auquel il achète son électricité.
Deux solutions l’intéressent.
La première consiste à installer une batterie domestique pour stocker une partie de cette production et la réutiliser plus tard.
Mais cette solution représente un coût supplémentaire. Monsieur Cano en étudie attentivement l’intérêt économique avant de prendre une décision.
La seconde possibilité est directement liée à la mobilité électrique.
Une borne de recharge intelligente pourrait utiliser le surplus d’électricité photovoltaïque pour alimenter la batterie d’une voiture électrique.
Le principe consiste à adapter la recharge à la production disponible, lorsque le véhicule est branché au domicile.
Cela permettrait de valoriser davantage l’électricité produite sur son toit et de réduire, dans certaines conditions, le coût énergétique des déplacements.
Monsieur Cano ne possède pas encore de voiture électrique. Il envisage simplement cette évolution.
C’est justement ce qui rend son témoignage intéressant : sa rénovation énergétique n’est pas une démarche figée. Elle pourrait évoluer avec ses futurs besoins de mobilité.
La SCIC C.R.E.E.R. : penser ensemble l’énergie de la maison et les déplacements
Pour la SCIC C.R.E.E.R., l’enjeu dépasse la simple installation de panneaux solaires.
Il s’agit de réfléchir à l’ensemble des usages de l’énergie : chauffage, eau chaude, électricité domestique, stockage et, éventuellement, recharge des véhicules électriques.
Cette approche vise à dimensionner les équipements selon les besoins réels des utilisateurs.
Elle suppose aussi de prendre en compte les habitudes de consommation, les possibilités techniques du logement et la rentabilité des investissements envisagés.
L’expérience de Monsieur Cano montre l’intérêt de cet accompagnement, mais également l’importance pour chaque particulier de se renseigner, de comparer les solutions et de vérifier les performances annoncées.
Aux Électrique Days, la mobilité électrique ne s’arrête pas à la voiture
Les 23 et 24 octobre 2026, les Électrique Days réuniront au Domaine de la Castille, à La Crau, des concessionnaires automobiles du Var et des professionnels de la transition énergétique.
Parmi eux, la SCIC C.R.E.E.R. et Soleil du Sud seront présents pour échanger avec les visiteurs sur la production d’énergie solaire, l’autoconsommation et les solutions de recharge des véhicules électriques.
Car passer à l’électrique ne se résume pas au choix d’une voiture. Encore faut-il savoir comment la recharger et à quel coût.
Faut-il installer une borne à domicile ? Peut-on utiliser ses panneaux photovoltaïques pour alimenter son véhicule ? Une batterie domestique est-elle réellement intéressante ?
Autant de questions auxquelles les professionnels présents pourront apporter des réponses concrètes.
Les Électrique Days permettront ainsi de découvrir des véhicules électriques et hybrides, mais aussi de comprendre comment mieux produire, utiliser et maîtriser l’énergie nécessaire à nos déplacements.
Une expérience qui invite à réfléchir avant d’investir
Au terme de son parcours, Monsieur Cano livre un conseil : commencer par vérifier l’isolation de son logement et prendre le temps de comprendre les solutions proposées.
Son expérience montre qu’une rénovation énergétique peut produire des résultats significatifs lorsqu’elle est pensée dans son ensemble.
Et demain, l’électricité produite sur son toit pourrait aussi contribuer à ses déplacements.
De Six-Fours à La Crau, les Électrique Days permettront de prolonger cette réflexion avec les professionnels, les 23 et 24 octobre.
Marcel Trimboli – marcel@info83.fr
INFOS PRATIQUES
Dates : vendredi 23 et samedi 24 octobre 2026
Horaires : de 10 h à 18 h
Lieu : Domaine de la Castille, La Crau (Var)
Entrée : gratuite
Organisateurs : INFO83 et Le JBM Annonces
Au programme : voitures électriques et hybrides, deux-roues électriques, solutions de recharge, énergie solaire et rencontres avec les professionnels.
FAQ – ELECTRIQUE DAYS
Peut-on réellement réduire ses dépenses énergétiques grâce au solaire ?
Oui, mais le résultat dépend de l’isolation, des équipements, de la consommation et du coût des travaux. Les chiffres présentés par Monsieur Cano correspondent à son expérience personnelle.
Quelle différence entre photovoltaïque et solaire thermique ?
Le photovoltaïque produit de l’électricité. Le solaire thermique capte la chaleur du soleil pour contribuer notamment à la production d’eau chaude sanitaire.
Peut-on recharger une voiture électrique avec des panneaux solaires ?
Oui. Une borne adaptée peut utiliser le surplus de production photovoltaïque pour recharger un véhicule électrique, lorsqu’il est branché et que l’énergie est disponible.
Quand se déroulent les Électrique Days dans le Var ?
Les vendredi 23 et samedi 24 octobre 2026, de 10 h à 18 h, au Domaine de la Castille à La Crau. L’entrée est gratuite.
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