Dans « Face à Mourad » sur INFO83, Pierre-Jacques Depallens détaille son projet Toulon 2026.
Face à Thierry Daven et Mourad Boudjellal, le candidat défend une ligne « ni système ni extrêmes » et revendique une liste transpartisane.
Après Fabien Piersanti (Président de la fédération du Bâtiment du Var) puis Emmanuel Le Lostec (candidat apparenté écologiste), cette troisième émission installe la séquence municipale à Toulon 2026. Le débat aborde cinq blocs majeurs : logement, transports, sécurité, centre-ville et culture, avec en toile de fond la stratégie politique du second tour.
Logement social et investissement à Toulon 2026
Pour Pierre-Jacques Depallens, le logement est l’urgence numéro un à Toulon 2026. Il rappelle le retard de la ville en matière de logements sociaux et cite un taux autour de 17 %, loin de l’objectif de la loi SRU.
Le candidat critique l’argument récurrent du manque de foncier. Selon lui, des terrains existent, ainsi qu’un parc ancien à rénover. Il assume une ligne claire : mieux vaut endetter la ville pour investir que rester dans une gestion jugée « prudente » mais peu ambitieuse.
Il défend l’idée que l’endettement municipal, lorsqu’il finance le logement social et les équipements structurants, relève de l’investissement, pas d’une dérive budgétaire. À ses yeux, Toulon a « progressé moins vite que les autres villes » faute d’investissements suffisants.
Transports à Toulon 2026 : tramway, BHNS et mobilité
Deuxième pilier du projet Toulon 2026 : les transports. Le candidat relie directement crise du logement et mobilité. De nombreux actifs s’installent à la périphérie, mais peinent à accéder au centre de Toulon faute de solutions efficaces.
Pierre-Jacques Depallens se déclare « pro-tramway ». Il rappelle que l’enquête publique a montré une opinion locale plutôt favorable au tram, alors que les décideurs ont retenu le BHNS. Il promet de « redonner la parole aux Toulonnais » par une votation organisée sur plusieurs jours.
Objectif affiché : reconstruire une intermodalité inexistante aujourd’hui, réduire les embouteillages dans l’une des villes « les plus congestionnées de France » et redonner de l’attractivité au cœur de ville.
Sécurité, narcotrafic et rôle de la police municipale
Sur la sécurité, le candidat parle d’« augmentation de la délinquance » et pointe le narcotrafic dans certains quartiers toulonnais. Il rappelle que Toulon reste une « succursale » des réseaux marseillais, avec des violences par armes lourdes déjà observées.
Pierre-Jacques Depallens veut porter les effectifs de police municipale à 200 agents environ. Il se prononce pour leur armement et défend l’usage accru de la vidéoprotection et de systèmes d’enregistrement individuel. Ensuite, il évoque aussi les outils d’intelligence artificielle pour la vidéoverbalisation et la « prévisibilité » des déplacements de dealers.
Sur le narcotrafic, le discours se veut frontal. « Celui qui fume un joint a du sang sur les mains », affirme-t-il, mettant sur le même plan moral l’acheteur et le vendeur. Il rappelle la nouvelle législation visant les consommateurs et insiste sur la dimension économique de ce marché.
Le candidat souhaite enfin mettre fin à « l’effet ping-pong » entre police nationale et municipale, vécu par les habitants. Il propose un numéro unique « Allo mairie incivilité » et des groupes WhatsApp dédiés aux commerçants, reliés directement à la police municipale pour des interventions rapides.
Centre-ville, commerce et fiscalité locale
Autre thème fort pour Toulon 2026 : la crise du centre-ville. Le candidat décrit une double difficulté. D’abord l’accès, dans une ville très embouteillée. Ensuite le stationnement, jugé cher, avec des parkings délégués à des opérateurs privés et des équipements parfois dégradés.
Pierre-Jacques Depallens rappelle que la concurrence des communes voisines, où le stationnement est gratuit ou moins coûteux, accentue la fragilisation du commerce toulonnais. Il cite des études récentes sur les centres-villes montrant un taux élevé de rideaux fermés à Toulon.
Sur la fiscalité, il conteste l’idée d’une ville à pression modérée. Il évoque les classements de l’UNPI (Union Nationale des Propriétaires Immobiliers) et parle d’un « cinquième taux de taxe foncière de France » une fois intégrés les niveaux communal, métropolitain, départemental et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Selon lui, la relative stabilité récente masque une hausse plus ancienne et la charge globale supportée par les propriétaires et les entreprises.
(À lire aussi sur INFO83 : nos entretiens précédents avec Fabien Piersanti et Emmanuel Le Lostec dans la série « Face à Mourad ».)
Culture à Toulon : opéra, grands équipements et culture populaire
Sur la culture, Pierre-Jacques Depallens reconnaît la qualité de grandes institutions comme l’Opéra de Toulon ou Châteauvallon-Liberté, héritage assumé de la période Hubert Falco (ancien maire de Toulon). Cependant il pointe toutefois un « mélange des genres » entre responsabilités politiques et fonctions culturelles, jugé peu sain pour l’écosystème.
Le projet Toulon 2026 veut conserver l’excellence mais développer un tissu plus large. Le candidat évoque la danse, la musique, les groupes locaux, des salles de répétition et un accompagnement plus structuré des acteurs indépendants.
Il avance aussi une idée « un peu folle » : créer une nouvelle salle de spectacle en plein air, du côté de Mayol ou de la Pipady, sur le modèle d’un équipement à San Diego (USA). Ambition affichée : faire de Toulon une ville culturelle attractive, sans se limiter aux grands équipements existants.
Ni système ni extrêmes : la stratégie Depallens pour Toulon 2026
Sur le terrain politique, Pierre-Jacques Depallens résume sa ligne par le slogan « ni système ni extrêmes ». Le « système » désigne, selon lui, soixante ans de pratiques locales, entre clientélisme et condamnations judiciaires d’élus.
Le candidat se fixe un objectif chiffré : atteindre 10 % des voix aux élections municipales de Toulon 2026 pour être présent au second tour et se maintenir. Il exclut toute consigne de vote entre « système » et extrêmes, même en cas de duel avec le Rassemblement national.
Pierre-Jacques Depallens revendique une équipe « issue de la vraie société » : anciens élus, mais aussi professionnels de la santé, de l’assurance, de l’administration ou de la culture. Il défend la limitation dans le temps des mandats municipaux, avec deux mandats consécutifs maximum.
En résumé, l’émission interroge la place de Toulon dans le paysage national. Le candidat dresse un constat sévère : perte de places dans les classements des villes où il fait bon vivre, recul dans les palmarès étudiants, embouteillages chroniques, défaillances d’entreprises en hausse. Pourtant, Pierre-Jacques Depallens insiste sur la nécessité d’investir massivement pour redevenir une ville attractive, investissant dans le logement, les transports, la sécurité et la culture.
Avec Toulon 2026 Depallens, le candidat veut rompre avec la gestion actuelle et proposer un projet plus ambitieux pour la ville.
Questions fréquentes sur Toulon 2026 et Pierre-Jacques Depallens
Q1. Quels sont les axes prioritaires du projet Toulon 2026 de Pierre-Jacques Depallens ?
Depallens met en avant cinq priorités : logement, transports, sécurité, centre-ville et culture pour redonner de l’attractivité à Toulon.
Q2. Que propose Depallens pour le logement à Toulon 2026 ?
Il annonce un plan d’investissement dans le logement, avec un effort sur le logement social, l’accession et la rénovation du parc existant.
Q3. Quelles mesures Depallens avance-t-il pour les transports et le tramway ?
Depallens souhaite développer les transports collectifs, relancer le débat sur un tramway et améliorer les déplacements du quotidien.
Q4. Comment Depallens aborde-t-il la sécurité et le narcotrafic à Toulon ?
Il décrit une situation très dégradée et propose plus de moyens, une meilleure coordination et une présence renforcée sur le terrain.
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