Municipales Toulon 2026 – Ce lundi 9 mars 2026, INFO83 vous présente une première thématique : La sécurité et la tranquillité publique.
Fidèle à ses principes d’intégrité et de neutralité, la rédaction d’INFO83 a extrait les données des programmes officiels et des interviews INFO83. Les candidats sont présentés par ordre alphabétique.
Jean-Michel Ghiotto, retraité de l’Éducation nationale et représentant de Lutte Ouvrière « Le Camp des travailleurs », est aussi candidat aux municipales de Toulon, toutefois, INFO83 n’est pas en mesure, à ce stade, de présenter un résumé de son programme, faute d’informations disponibles.
Prochain rendez-vous, mardi 10 mars 2026, pour la deuxième thématique : Transports et Mobilité.
Michel Bonnus : son programme pour la sécurité
Modernisation et mutualisation des forces de sécurité
La stratégie de Michel Bonnus repose sur une approche globale visant à doter les forces de l’ordre d’outils modernes et performants. Le projet phare consiste en la création du Grand Hôtel des polices au Champ de mars. Cet établissement unique réunira la Police nationale et la Police municipale pour optimiser leur coordination. Cette modernisation technique s’accompagne d’un développement de la vidéoprotection utilisant les technologies les plus récentes. Le tout sera centralisé au sein d’un nouveau Centre de Supervision Urbain mutualisé.
Maillage territorial et hyper-proximité
L’accent est mis sur une présence humaine visible à travers la sectorisation de la ville en dix grands secteurs, selon le principe d’un quartier, un visage, un îlotier. Chaque zone bénéficiera d’une brigade de proximité composée d’un binôme fixe. Un Policier municipal et un Agent de Surveillance de la Voie Publique créeront un lien direct avec les habitants, les commerçants et les Comités d’Intérêt Local. Des postes de Police municipale décentralisés seront implantés dans les quartiers, avec des priorités affichées au Pont du Las et à Saint-Jean du Var.
Renforcement des effectifs et unités spécialisées
Afin d’assurer la tranquillité des citoyens, le programme prévoit une extension des horaires de nuit de la Police municipale, avec une présence prioritaire sur les tranches sensibles de 18h à 2h du matin. L’efficacité opérationnelle sera complétée par la réactivation de la brigade cynophile. Par ailleurs, en collaboration avec la Métropole TPM, une Police des transports métropolitaine sera créée pour sécuriser spécifiquement les déplacements des usagers.
Sécurisation de l’espace public et des écoles
La protection des plus jeunes est une priorité, passant par la sécurisation des abords des établissements scolaire. Chaque groupe scolaire aura des aménagements adaptés et un référent policier. En parallèle, la sécurité des rues sera améliorée par une modernisation de l’éclairage public, conçue pour voir mieux tout en consommant moins. Sur le plan institutionnel, Michel Bonnus s’engage à relancer le projet de Cité Judiciaire, en proposant un repositionnement provisoire du tribunal dans les anciens locaux de la DDTM.
Prévention, justice et participation citoyenne
Le programme mise sur une stratégie partagée à travers le déploiement de quatre à six Instances Territoriales de Sécurité regroupant élus, habitants et forces de terrain. Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) sera transformé en une instance réellement opérationnelle pour agir en amont. Enfin, un volet majeur concerne la prévention des risques majeurs, incluant des campagnes pédagogiques et une protection renforcée pour les publics vulnérables, tels que les seniors et les personnes en situation de handicap.
Magali Brunel : son programme pour la sécurité
Une présence policière de proximité et accessible
La vision de Magali Brunel repose sur une transformation profonde de la relation entre la police et les citoyens. Elle propose d’élargir les horaires des commissariats et des postes de Police municipale. Ainsi, les citoyens les percevront comme de véritables refuges, et non comme de simples bureaux administratifs. Ces structures resteraient ouvertes la nuit et le week-end, particulièrement au cœur des quartiers populaires, pour garantir une écoute permanente. Cette stratégie vise à instaurer une présence visible et rassurante sur le terrain. Elle permet aussi d’échanger avec la population et de prévenir les tensions tout en luttant contre le sentiment d’abandon des habitants.
Le retour de la médiation humaine
Un axe fort du programme concerne la réintroduction de médiateurs de nuit non armés, travaillant en étroite coordination avec les services de police. Leur mission spécifique consiste à gérer les conflits de voisinage et les nuisances sonores du quotidien. En déléguant ces tâches de régulation sociale à des professionnels de la médiation, la police peut ainsi se concentrer sur les interventions d’urgence et les missions de sécurité complexes, optimisant ainsi l’usage des forces de l’ordre.
Prévention et accompagnement des victimes
La politique de sécurité s’accompagne d’un volet social axé sur la prévention de la délinquance par un partenariat étroit avec les services éducatifs et socioculturels. L’objectif est d’agir sur les causes profondes, notamment en luttant contre le décrochage scolaire. Parallèlement, un accent majeur est mis sur la formation des agents à l’accueil des victimes. Magali Brunel prône un dialogue plus humain et une prise en charge plus efficace, avec une attention toute particulière portée aux femmes victimes de violences intrafamiliales, afin de garantir une écoute bienveillante et adaptée.
Le refus de la surenchère technologique
Se positionnant pour une « Ville de Paix », le programme refuse la dérive vers une surveillance généralisée. L’usage de la vidéosurveillance serait strictement limité au nécessaire. Elle serait utilisée uniquement pour la sûreté, et non pour une répression systématique. Dans un souci de libertés individuelles et de respect de l’éthique, Magali Brunel refuse la reconnaissance faciale. Elle privilégie l’intervention humaine plutôt que les algorithmes de contrôle.
Isaline Cornil : son programme pour la sécurité
Refus de la substitution et recentrage des missions
La vision d’Isaline Cornil repose sur une distinction claire entre les compétences de la municipalité et celles de l’État. Elle estime que la lutte contre la délinquance lourde et le narcotrafic relève exclusivement de la sphère régalienne, devant être garantie par la Police nationale. En conséquence, elle souhaite recentrer l’action de la Police municipale sur la tranquillité publique et le traitement des désagréments du quotidien. Cette priorité cible directement les nuisances sonores, les déjections canines ou encore le stationnement abusif sur les trottoirs et aux arrêts de bus, afin de faciliter la circulation des piétons.
Maintien des effectifs et déploiement de proximité
Contrairement à d’autres orientations politiques, ce programme prône le statu quo concernant les moyens humains, jugeant que les 150 policiers municipaux et 22 agents de surveillance de la voie publique actuels sont suffisants pour remplir ces missions de proximité. L’effort porte donc sur un redéploiement tactique via la création d’antennes de quartier. L’objectif est d’instaurer une police d’îlotage où des agents affectés à des secteurs spécifiques deviennent des visages familiers pour les habitants, favorisant ainsi une véritable relation de confiance et un dialogue constant.
Le choix du désarmement
L’une des propositions les plus marquantes de ce programme concerne l’équipement des forces municipales. Considérant que les missions de tranquillité publique ne justifient pas le port d’armes à feu, Isaline Cornil souhaite désarmer les agents de la ville. À défaut d’un désarmement total, elle préconise une restriction stricte de leur équipement à des armes de défense exclusivement non létales, marquant ainsi une rupture nette avec une vision plus répressive de la sécurité urbaine.
Lutte contre les discriminations et accueil des publics
Le volet éthique et social occupe une place centrale avec la proposition de créer un Observatoire municipal des discriminations. Cette instance travaille en lien étroit avec le tissu associatif. Elle recense les plaintes liées à l’origine, l’orientation sexuelle ou la religion. Elle garantit ainsi une action publique respectueuse de chaque citoyen. La municipalité accorde aussi une attention particulière à la formation des policiers municipaux et des agents de mairie. Elle veut améliorer l’accueil et la prise en charge des personnes en détresse.
Laure Lavalette : son programme pour la sécurité
La sécurité comme priorité absolue et renforcement des moyens
Laure Lavalette place la sécurité au sommet de ses engagements, la définissant comme la condition indispensable à tout projet d’avenir pour la ville. Cette vision se traduit par un renforcement massif des effectifs avec l’objectif d’atteindre 200 policiers municipaux, dépassant ainsi le ratio d’un agent pour 1 000 habitants. Au-delà du nombre, le programme insiste sur la qualité opérationnelle des forces de l’ordre, qui bénéficieront de formations renforcées et d’équipements de pointe pour faire face à toutes les situations rencontrées sur le terrain.
Présence continue et lutte contre l’insécurité
L’engagement porte sur une présence policière active et réelle garantie 24h/24 dans l’intégralité des quartiers, sans exception, afin d’éradiquer le sentiment d’abandon des populations. Cette occupation permanente de l’espace public s’accompagne d’un combat frontal contre le narcotrafic et l’insécurité dans les transports. Pour ce faire, Laure Lavalette prévoit le déploiement d’unités spécialisées et une coordination accrue avec les services de l’État pour frapper directement les réseaux de délinquance.
Accompagnement des victimes et innovation numérique
La municipalité crée un service d’aide aux victimes, qui apporte une dimension humaine essentielle. Un conseiller municipal délégué dirige cette structure municipale. Elle accueille les personnes touchées par la délinquance. Elle leur offre un accompagnement psychologique et une aide pour les démarches d’indemnisation. La ville met aussi la technologie au service des citoyens avec l’application mobile « Toulon ma ville ». Cette application permettra de signaler des nuisances et d’envoyer des alertes directement à la Police municipale pour une réactivité maximale.
Protection du cadre de vie et tranquillité sonore
Enfin, le programme s’attache à la préservation de la tranquillité du voisinage face aux nuisances quotidiennes. Outre les patrouilles de surveillance, une mesure spécifique d’accompagnement à l’insonorisation des lieux de vie est prévue. Ce dispositif vise à garantir la sérénité des habitants au sein de leur domicile, complétant ainsi une stratégie de sécurité qui se veut à la fois globale, répressive envers les délinquants et protectrice envers les administrés.
Josée Massi : son programme pour la sécurité
Présence humaine et police de proximité
L’engagement principal repose sur une augmentation significative des effectifs. Une cinquantaine d’agents supplémentaires seront recruter pour porter le total de 152 à 200 policiers municipaux. Cette hausse cible un ratio d’un policier pour 1 000 habitants afin de garantir une présence constante sur le terrain.
Ce renforcement humain permet le retour de l’îlotage physique dans les quartiers, notamment au Pont-du-Las et à Saint-Jean du Var. L’objectif est de privilégier les patrouilles à pied pour restaurer un contact direct avec les riverains et les commerçants.
Parallèlement, la coopération avec l’État se poursuit via un partenariat renforcé avec la Police nationale et le Parquet, illustré par des opérations de type « Place nette » et l’extension prochaine des prérogatives municipales pour sanctionner de nouvelles infractions.
Le pari technologique et la Smart Security
L’innovation technologique, ou « Smart Security », devient un levier d’efficacité pour les agents grâce à l’intégration de l’intelligence artificielle. Josée Massi prévoit le déploiement de caméras intelligentes capables de détecter automatiquement les comportements suspects ou les dépôts sauvages de déchets.
Le programme intègre également l’usage de drones pour la surveillance des zones difficiles d’accès et une intensification de la vidéo-verbalisation. Concernant la lutte contre le narcotrafic, bien que relevant de la compétence régalienne de l’État, la municipalité mettra son Centre de Supervision Urbain à la disposition de la Police nationale pour faciliter les enquêtes et les interventions sur les points de deal.
Prévention et civisme
Le volet préventif s’articule autour de la création d’un Conseil de rappel à l’ordre. Ce dispositif permet à la mairie d’intervenir précocement auprès des mineurs et de leurs familles pour stopper les incivilités avant qu’elles ne s’aggravent. Une prévention ciblée est prévue pour protéger les personnes vulnérables, avec un accent mis sur la lutte contre les violences faites aux femmes et le soutien à la parentalité en lien avec le tissu associatif.
Enfin, la sécurité est indissociable d’une démarche de responsabilisation et d’éducation civique. Le programme lie fermement la tranquillité publique à la propreté urbaine, rappelant aux citoyens leurs devoirs quotidiens concernant la gestion des déchets ou le ramassage des déjections canines.
Patrick Issartier – patrick.i@orange.fr

INFOS PRATIQUES
- Municipales 2026 Toulon
- Les élections se tiendront dimanche 15 mars 2026 et dimanche 22 mars 2026.
- Les 5 thèmes abordés :
1. Lundi 9 mars 2026 : La Sécurité et la Tranquillité Publique
2. Mardi 10 mars 2026 : Les Transports et la Mobilité
3. Mercredi 11 mars 2026 : L’Écologie et le Cadre de Vie
4. Jeudi 12 mars 2026 : La Santé et l’Accès aux Soins
5. Vendredi 13 mars 2026 : Le Logement - Les candidats :
Michel Bonnus – Sénateur du Var. Tête de la liste « Toulon en Grand ! ». Les Républicains (LR) – droite républicaine.
Magali Brunel – Tête de la liste « Toulon en commun ». Union de la gauche : Parti socialiste (PS), Parti communiste français (PCF), Les Écologistes, Place publique, divers gauche.
Isaline Cornil – Tête de la liste « Union Populaire avec la France Insoumise ». La France insoumise (LFI) – gauche radicale.
Laure Lavalette – Députée du Var. Tête de la liste «Un avenir pour Toulon». Candidate sans étiquette, soutenue par le Rassemblement national (RN) avec le soutien de personnalités de droite.
Josée Massi – Maire sortante. Tête de la liste « Mon parti, c’est Toulon ». Candidate sans étiquette, Divers droite (DVD).
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