Économie française : Bernard Grech, chef d’entreprise toulonnais, tire la sonnette d’alarme sur l’état du pays. Dans cette interview sur INFO83, il décrit une France qui produit encore de la richesse mais s’enfonce dans la dette, la perte de compétitivité et l’augmentation des faillites d’entreprises.
« J’ai été choqué par un article qui parlait d’une France en voie de tiers-mondialisation. J’ai voulu comprendre pourquoi. »
À Toulon, le chef d’entreprise Bernard Grech alerte sur l’état de l’économie française et le risque de « tiers-mondialisation ». Il pointe le poids record des prélèvements, l’endettement du pays et l’explosion des faillites d’entreprises. Selon lui, les entrepreneurs français partent avec un handicap de compétitivité face à leurs voisins européens. Il appelle à un effort collectif pour moins dépenser, produire davantage de richesses et préserver la liberté d’entreprendre.En résumé
Économie française Bernard Grech : un diagnostic alarmant
Selon Bernard Grech, la France produit encore beaucoup de richesse. Le PIB la place parmi les grandes puissances économiques mondiales. Cependant, la trajectoire lui paraît désormais inquiétante.
La croissance est faible. Les faillites d’entreprises augmentent. Il évoque près de 68 000 défaillances en 2025, chiffre très peu commenté. Pour lui, ce volume traduit une fragilité profonde du tissu économique français.
Économie française et fiscalité : un handicap pour les entreprises
Pour Bernard Grech, un des nœuds du problème reste le niveau des prélèvements. Il rappelle que la France tourne autour de 46 % de prélèvements obligatoires. À titre de comparaison, l’Allemagne serait plutôt autour de 40 %.
« Comment voulez-vous lutter avec 6 % de charges en plus ? C’est comme courir avec les pieds attachés. »
Ce surcoût pèse sur la compétitivité. Les marges se réduisent. Les investissements sont plus difficiles. Peu à peu, les entreprises françaises s’affaiblissent face à leurs concurrentes étrangères.
Dette, déficit et risque de décrochage durable
Bernard Grech insiste aussi sur la dette publique. La France vit à crédit, avec un endettement supérieur à 100 % du PIB. Chaque année, une part importante du budget est consacrée au remboursement. Selon lui, au-delà d’un certain seuil, un pays devient dépendant de ses créanciers.
Il perd une partie de sa liberté de décision. Il ne peut plus investir comme il le souhaiterait. Pour l’invité d’INFO83, l’économie française se trouve désormais dans cette zone de danger.
Entreprendre en France : un parcours d’obstacles
Depuis Toulon, Bernard Grech décrit un climat qui décourage l’initiative. Créer ou développer une entreprise lui semble de plus en plus compliqué.
« Il faut presque être Superman pour réussir aujourd’hui. Les entrepreneurs partent avec un handicap immédiat. »
Selon lui, certains jeunes renoncent à l’entrepreneuriat. Ils privilégient la sécurité d’un statut fonctionnaire ou salarié. Cette tendance nourrit une forme de « fonctionnarisation rampante » de la société. Elle réduit la capacité du pays à créer de la richesse nouvelle.
Quelles pistes pour sortir l’économie française du piège ?
Pour autant, Bernard Grech ne se contente pas d’un constat noir. Il estime qu’il existe des solutions, à condition d’accepter un effort collectif.
D’abord, il faut mieux maîtriser la dépense publique. Ensuite, il plaide pour une baisse de la pression globale sur la création de richesse.
« Trop d’impôt tue l’impôt », rappelle-t-il. Lorsque la fiscalité devient dissuasive, les capitaux et les talents partent ailleurs.
Enfin, il appelle à un discours plus clair sur le travail. Produire davantage de richesse suppose, selon lui, un effort partagé. Il défend l’idée d’un effort national raisonnable, mieux réparti et mieux expliqué.
Pour INFO83, cet entretien ouvre un débat. Quel chemin choisir pour que l’économie française reste capable de financer son modèle social, ses services publics et son avenir ?
Patrick Issartier
FAQ – FOIRE AUX QUESTIONS
Qui est Bernard Grech ?
Bernard Grech est chef d’entreprise toulonnais, troisième génération d’une entreprise familiale, avec près de 50 ans d’expérience économique.
Quel regard Bernard Grech porte-t-il sur l’économie française ?
Il alerte sur une économie française en danger, fragilisée par des prélèvements record, une dette très élevée et des faillites en hausse.
Pourquoi parle-t-il d’un risque de déclin ou de “tiers-mondialisation” ?
En s’appuyant sur les travaux d’économistes, il estime que la France vit à crédit et perd sa compétitivité face à ses voisins.
Quels sont, selon lui, les principaux freins pour les entrepreneurs en France ?
Il pointe le niveau des charges, la complexité des règles, le poids de l’État et un environnement jugé dissuasif pour l’initiative privée.
Quelles pistes Bernard Grech évoque-t-il pour redresser l’économie française ?
Il appelle à réduire les dépenses publiques inutiles, à alléger la pression fiscale, à travailler davantage collectivement et à redonner envie d’entreprendre.
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